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Whiplash ( coup de lapin )

L’entorse cervicale est provoquée par le mouvement d’avant-arrière que peut faire la tête d’une personne soumise à un choc tel qu’un accident de voiture ou une chute. En anglais, on appelle ce phénomène biomécanique, le whiplash. Pour l’expliquer, prenons une situation fréquente sur la route : un obstacle surgit de face, vous devez freiner brutalement, le conducteur qui vous suit réagit trop tard et vous percute ! Au moment de la collision, votre tête est violemment projetée en arrière, puis vers l’avant pour reprendre ensuite sa position initiale. Sachant que lors de cet impact, vous avez continué à vous déplacer à l’intérieur de votre véhicule, pendant quelques fractions de secondes, à la vitesse à laquelle roulait votre auto juste avant le choc et que votre corps subit ainsi une force considérable , vous pouvez imaginer sans peine ce que supportent les muscles de votre cou et vos vertèbres cervicales ! En fait, outre les fortes pressions, le cou subit, en même temps, une flexion, une extension, une rotation et une inclinaison latérale importantes. Et plus la flexion est sérieuse, plus les tissus mous, c’est-à-dire les nerfs, les muscles et les tendons, peuvent être endommagés. 

 Les conséquences 

Les effets du whiplash peuvent être nombreux. Dans la grande majorité des cas, il ne laisse aucune séquelle. Il peut néanmoins parfois toucher les muscles et ligaments. Les tissus de soutien peuvent alors être distendus ou déchirés, les nerfs coincés ou irrités.  

Dans de plus rares cas, il peut entraîner un déplacement ou une rupture des disques cervicaux. Aussi exceptionnellement, il peut toucher la moelle épinière. Située au cœur de la colonne vertébrale, la moelle épinière est un réseau complexe de minuscules fibres reliant le cerveau au reste du corps. C’est par là que transite une foule d'informations sous forme de signaux électrochimiques qui contrôlent la motricité et les sensations de chaleur, de douleur, etc. Heureusement, la moelle épinière est très rarement sectionnée à la suite d’un whiplash. Lorsqu’il y a une blessure à cet endroit, il s’agit plutôt d’un écrasement de la moelle, dû à la compression des vertèbres qui se sont déplacées ou ont été forcées lors de l’accident. Il semble enfin que dans des cas rarissimes de whiplash, on aurait observé des dégâts au niveau des gaines de myéline qui servent à isoler les nerfs et on aurait ainsi constaté une diminution de la vitesse de conduction des nerfs et donc des pertes et faiblesses musculaires.  

Notons cependant que certaines séquelles de l’entorse cervicale ne sont pas immédiatement visibles après l’accident, et apparaissent à plus long terme. Il arrive que bien après la collision ou la chute, les personnes qui ont été victimes du whiplash se plaignent de douleurs dans la région cervicale, mais aussi de maux de tête, de vertiges, de douleurs au dos, à l’épaule, dans les articulations de la mâchoire, de troubles visuels ou de la concentration, de fatigue, d’irritabilité et même de pertes de sommeil. Ces problèmes physiques peuvent perdurer pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire s’installer de façon permanente et entraîner de longues périodes d’inactivité.